Le Blog du Cochon Hallal

Portrait croisé du Maroc des années 1970 et de celui d'aujourd'hui par Samir de Casa

Sur le forum marocain où j'interviens actuellement et où la discussion est passionnée, cette intervention intéressante :

Pour rester bon musulman ..une seule solution ne pas écouter les fondamentalistes extrémistes de nos rues ( barbus ou pas ...) qui ne répandent que la haine et ne supporte pas la critique ...! Ne trouvons plus d'excuses aux ' voyous extrémistes' de la religion...
et ne pas faire ce qu'ils nous imposent par la force , l'humiliation et la peur par leur menaces ...

Bons musulmans ...rappelez vous les années 1970 et la liberté de notre Maroc...!!!

Le Maroc à été ' Laïcs ' avant l'heure...! Une époque ou les religieux fondamentalistes et extrémistes ... n' existaient pas ou peu .... La paix en somme ..!

Dans les années 60-70 au MAROC , la religion n'était que la religion. Ramadan n'était pas socialement sacré et les mosquées beaucoup plus discrètes.


À la fin des années 60, le Maroc est tacitement laïc.

Des mosquées se dégageait à peine un murmure lointain, sans hauts-parleurs.

La Mecque était une destination à peine prisée par les vieux.

'L'haj' était alors synonyme d'homme d'un certain âge. Ceux qui voulaient faire la prière ne se mettaient pas en tchamir pour se distinguer.

'Il n'y avait pas de signe distinctif lié au religieux, sauf la jellaba qui est en fait un costume national'.

Le mot hijab n'avait pas encore droit de cité.

La femme 'hajba' était tout juste une femme qui se retirait de la société.

Bref, 'la religion était synonyme de croyance discrète du peuple.

Cela nous posait un vrai dilemme : comment attirer ce même peuple vers notre combat avec une idéologie aux antipodes de ses croyances ?'. Personne n'a trouvé de réponse à l'époque. Résultat, les deux mondes ont cohabité sans dialoguer.

Jusqu'au début des années 70, la tolérance était de mise.

'On n'était pas étonné que quelqu'un fasse ou ne fasse pas le ramadan', témoigne' Ayouch.'

Il y a tant de situations qui pourraient paraître aujourd'hui comme surréalistes.

'Il nous arrivait de rentrer dans une mosquée juste pour boire de l'eau à la fontaine.

Cela nous valait à peine un 'Allah yahdik', nullement agressif, d'un homme pieux'.
Au début des années 70, l'examen du baccalauréat coïncidait avec le mois sacré.

Qu'importe, les élèves exigeaient le droit de pouvoir fumer à l'extérieur des salles et avaient gain de cause...!

Comble de la mansuétude, les non jeûneurs pouvaient facilement s'attabler dans des restaurants ou manger en public au sein du campus.

Pas besoin de prouver sa non' marocanité' pour ce faire. La Flicaille religieuse n'était pas encore de mise.
'Quoique contrôlant les ouléma depuis 1961, le Makhzen n'a pas jusque-là décidé de faire de l'islam une force de frappe', note El Ayadi.

Volte-face en 1972. 'La police tapait aux portes et demandait aux jeunes de se soumettre à un test de jeûne', se souvient Diouri.

L'inquisition laissera des traces. La lettre de Abdeslam Yassine, L'islam ou le déluge, a donné le feu vert, depuis 1974, à des voix qui dictent aux autres leur comportement au nom de la religion.

Dans les mosquées, les hippies commençaient à être perçus comme des 'extraterrestres'.

Les discussions autrefois courantes sur l'existence de Dieu et la liberté de conscience devenaient suspectes.

'Les premiers militants islamistes se distinguaient en sabotant nos activités culturelles', se rappelle Ayouch.

Un racisme profondément ancré dans la société se réactivait.

Et ces laïcs avant l'heure condamnés à se marginaliser, à taire leur liberté ou à s'exiler. Une parenthèse de tolérance s'est refermée.

C'était Le vrai Maroc avant 1972... de liberté et presque Laïc ..qui n'était pas encore sous l'emprise des sinistres Islamistes fondamentalistes...dont la dictature commença dès les années

1972/1975 ...LE MAL ET SES RELIGIEUX ÉTAIT ARRIVÉ AU MAROC ...COMME UN SERPENT ....si vous voyez un serpent ...vous savez ce qu'il vous reste à faire...,?





MA REPONSE :

A Samir de Casa

Je vais reprendre ton texte sur mon blog. J'ajoute hélas un bémol. Tu dis :

"Pour rester bon musulman ..une seule solution ne pas écouter les fondamentalistes extrémistes de nos rues ( barbus ou pas ...) qui ne répandent que la haine et ne supporte pas la critique ...! Ne trouvons plus d'excuses aux ' voyous extrémistes' de la religion..."

C'est une erreur, tu aurais dû dire : "Pour rester un musulman bon"

L'erreur, la gravissime erreur, est de croire que les "islamistes" ne seraient pas les vrais musulmans : ce sont ceux qui connaissent le mieux leur religion et qui ne font que l'appliquer. Tant que les "modérés" n'iront pas étudier leurs textes sérieusement, en toute honnêteté, ils resteront à crier à "la haine des barbus", à "l'influence de l'Arabie Saoudite"... Sauf que CE N'EST PAS LA QUESTION ! La question est que c'est l'islam qui est haineux dans son essence. A partir de là, il faut effectivement choisir : accepter la haine (et rester musulman) ou refuser la haine (et avoir le courage d'apostasier)... (on peut effectivement choisir de se mettre un bandeau sur les yeux et faire l'autruche, mais alors, il ne faut pas pleurer si d'ici 10 ans, le Maroc est une République islamique)



Lire le compte-rendu de Bakchich Info - d'où sont tirées les caricatures reproduites ici - sur le livre Quand le Maroc sera islamiste de Nicolas Beau et Catherine Graciet.
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