Quand Bayrou rassemble surtout les boulets : le cas de l'islamiste Djamel Bouras
Si l'on en juge par ce qui se passe sur internet, la candidature de Djamel Bouras en Seine-Saint-Denis pour les prochaines élections législatives, qui s'ajoute au ralliement du très controversé Azouz Begag, risque fort de faire fuir, et avec raison, les derniers qui soutiennent encore l'ancien candidat à la présidentielle, lui qui avait pourtant su se rendre si populaire par des paroles rassurantes à défaut d'être convaincantes. Les actes eux ne semble ni rassurer, ni convaincre des électeurs qui, si l'on en juge par les sondages, sont en train de prendre conscience de la mascarade et semblent fuir qui vers un vote PS, qui vers un vote UMP. De fait, le Modem risque bien d'apparaître avant tout comme le premier parti ouvertement soumis à une politique communautariste que la France a toujours rejeté - grave et grossière erreur politique qui rapproche plus le Modem de l'extrême-droite ou de l'extrême-gauche et le décentre singulièrement. Portrait d'un baroudeur du politico-religieux aux amitiés très douteuses.
Affaire Djamel Bouras: Bayrou a le choix entre courage et lâcheté
J'ai eu l'occasion de survoler le cas de Djamel Bouras dans mon précédent billet consacré à la méthode par laquelle le PB (Parti Bayrou) désigne ses candidats. Intéressons nous plus en détails à ce triste sire, désigné candidat par le PB justement
Djamel Bouras est connu comme judoka et champion olympique. Passons sur sa suspension d'un an pour dopage et regardons ses engagements et propos:
* Défense avec Dieudonné du Hezbollah et de sa chaine de télévision Al Manar quand les autorités françaises ont demandé l'arrêt de sa diffusion en France, le Hezbollah étant un groupe terroriste (Nouvel Obs)
* Engagement avec le très radical parti des musulmans de France de Mohamed Latreche contre la loi sur la laïcité (port du voile à l'école) en janvier 2004
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Extrait du Bloc-Note d'Alain Rioufol :
Exemplaire Rachida Dati
La nomination, plébiscitée par l'opinion, de Rachida Dati au ministère de la Justice, rappelle que la nation sait faire confiance aux compatriotes issus de l'immigration maghrébine, pourvu qu'ils en acceptent les lois, la laïcité, le mode de vie. Une majorité d'entre eux adoptent ces exigences communes. Ils participent à l'enrichissement de l'identité nationale, comme le firent les Européens au siècle dernier. Subissant trop souvent la méfiance liée à leur nom, ils devraient d'ailleurs être davantage mis en avant.
Mais quand le MoDem de François Bayrou, réuni hier soir à Paris, choisit de parrainer le judoka Djamel Bouras dans la 2e circonscription de Seine-Saint-Denis, c'est le communautarisme qui est cautionné. Bouras avait déclaré, lors d'une manifestation contre l'interdiction du voile à l'école : « Je demande aux gens qui me ressemblent de créer leur communauté. Comme ça, on aura nos avocats, nos juges, nos politiques » (bloc-notes du 23 janvier 2004). Soutien inconditionnel de la cause palestinienne et de ses bras armés, il lie ses revendications à ses origines.
Le choix de Bayrou pour le multiculturalisme, qui lui a fait dénoncer l'« obsession de l'identité nationale », trouve ici ses limites. Occulter le phénomène de réislamisation - dans lequel s'inscrit également la candidature de Mouloud Aounit, contestée pour cela par des membres du Mrap qu'il préside - revient à négliger ce que Necla Kelek, née en Turquie, appelle la « dimension culturelle de l'être-musulman » (Plaidoyer pour la libération de l'homme musulman, Éditions Jacqueline Chambon), qui conduit à l'épanouissement d'une contre-culture au sein de l'Oumma, la communauté des croyants.
Les politiques seraient d'ail-leurs bien inspirés d'écouter ces musulmanes d'origine, qui dé-noncent ceux qui croient pouvoir vivre en Europe en accord avec les lois islamiques (la charia). « La charia ne repose sur aucun des principes légaux issus des Lumières », explique Necla Kelek, qui vit en Allemagne. « Sans rejet de la charia et du principe de vengeance, tous les efforts d'intégrer les musulmans sont condamnés d'avance. » Le gouvernement osera-t-il tenir un jour de tels propos ?
Il existe aussi un site à visiter consacré à l'ancien judoka (NE RATEZ PAS LE SONDAGE !) : Djamel Bouras en parachuteVoir aussi : François Bayrou s'essaye à la poésie et fait rimer solitude avec dhimmitude en embauchant Djamel Bouras et Azouz Begag





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